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le 17 mars 2003
L’Ombudsman du Manitoba publie son rapport annuel de 2001
L’Ombudsman
du Manitoba publie son rapport annuel de 2001 en soulignant que son
bureau a traité 945 plaintes au cours de l’année,
y compris 719 nouveaux dossiers. De plus, le personnel a répondu
à plus de 3 100 demandes, soit en personne, soit par téléphone.
En publiant ce
rapport, l’Ombudsman fait remarquer que son bureau à
participé à la résolution de milliers de différends
au cours des années. Cependant, ceci ne devrait pas être
perçu comme un indicateur que le personnel de la fonction publique
du Manitoba n’est pas dévoué et professionnel.
L’Ombudsman affirme qu’à la lumière de son
expérience, le Manitoba est privilégié de compter
parmi ses effectifs des personnes si qualifiées et si dévouées
dans ce secteur.
Toutefois, l’Ombudsman
a exprimé son inquiétude face à ce qu’il
dit être un manque de considération pour les recommandations
préparées pour Agriculture et alimentation Manitoba.
Deux recommandations à l’appui de causes des agriculteurs
ont été, à son avis, injustement rejetées,
par Agriculture et alimentation Manitoba, sans raison :
- La Société du crédit agricole du Manitoba
a augmenté la valeur d’une transaction foncière
de 29 % aux dépens d’un agriculteur, en utilisant un
ensemble de critères pour évaluer la valeur du bien-fonds
au moment de l’achat, et un différent ensemble de critères
lorsqu’elle l’a revendu à l’agriculteur
quelques mois plus tard. (R.a. page 23)
- Une recommandation de l’Ombudsman d’indemniser deux
agriculteurs pour des wapitis malades, achetés d’Agriculture
et alimentation Manitoba, est restée sans effet, même
si les éléments probants au dossier documentaient
le fait que des problèmes de santé potentiels existaient
chez certains animaux. (R. A. Page 25)
L’Ombudsman
soutient qu’Agriculture et alimentation Manitoba n’a pas
contesté les faits présentés adéquatement,
ni prétendu que les constatations et les conclusions de l’Ombudsman
étaient erronées ou déraisonnables.
« Il nous
semble qu’Agriculture et alimentation Manitoba ne voulait tout
simplement pas accepter les recommandations pour les deux cas, dit
l’Ombudsman. En attendant, nous croyons que la justice n’a
pas été rendue puisque, à notre avis, les agriculteurs
du Manitoba concernés ont des plaintes légitimes contre
l'Administration provinciale. Ces causes sont dérangeantes
puisque je crois aussi qu’elles démontrent très
peu d’estime pour ce bureau indépendant des pouvoirs
législatifs et des valeurs qu’il représente. »
L’Ombudsman a souligné un certain nombre d’inquiétudes
dans le rapport annuel 2001, y compris qu’il continue de croire
:
- qu’il
est inacceptable d’utiliser des établissements correctionnels
pour la jeunesse ou les adultes à titre d’endroit sécuritaire
pour les enfants. C’est aussi une pratique douteuse en termes
des droits constitutionnels de l’enfant. (R. A. Page 49)
- qu’un
établissement correctionnel n’est pas un centre de
désintoxication approprié pour les jeunes. (R. A.
Page 50)
L’Ombudsman
a également souligné plusieurs des cas traités
qui ont provoqué la modification de politiques ou procédures
publiques, par le biais du travail coopératif avec les plaignants
et les organismes publics.
- La politique
de garde sur l’équipement de contention a été
améliorée, y incluant une annexe sur l’Utilisation
des chaises de contention d’urgence, à la suite du
rapport d’un cas par l’Ombudsman, où, contrairement
aux politiques et aux consignes permanentes du Centre de détention
de Winnipeg et aux directives du fabricant, un détenu du
centre a été confiné à une chaise de
contention pendant plus de neuf heures. (Rapport annuel 2001 (R.
A.) Page 36)
- Le Manuel de
procédures du Curateur public devait être révisé
afin de s’assurer que d’autres vérifications
soient faites avec la Banque du Canada pour trouver les comptes
inactifs, peu après le dixième anniversaire de la
date à laquelle une personne devient la cliente du Curateur
public. (R. A. Page 39)
- Les services
de liberté surveillée pour les adultes ont révisé
leur politique sur les dates d’échéance des
mandats (WED) lorsqu’il a été découvert
que dans certains cas, des personnes purgeaient des condamnations
conditionnelles sans savoir que leur date d’échéance
du mandat avait été révisée. (R. A.
Page 37)
- La Division
de la justice a normalisé les honoraires et les coûts
associés aux saisies-arrêts après qu’il
fut découvert que les agents d’administration des bureaux
par toute la province donnaient des renseignements différents
sur les frais. (R. A. Page 38)
- La politique
du Programme d’exécution des ordonnances alimentaires
(MEP) était à être révisée afin
de s’assurer que de plus grands efforts sont déployés
par le programme pour établir la preuve de paiement. Dans
certains cas, cela éviterait aux payeurs d’avoir recours
aux tribunaux pour faire la preuve qu’ils ont exécuté
les ordonnances alimentaires pendant les périodes où
les bénéficiaires n’étaient pas impliqués
dans le programme. (R. A. page 37)
- La ville de
Brandon a modifié ses règlements pour confier les
comptes d'eau en souffrance de locataires à une agence de
recouvrement, plutôt que d’ajouter immédiatement
la somme des arriérés à la facture d’impôt
foncier d’un propriétaire. (R. A. page 57)
- Une modification
à la législation provinciale était à
l’étude à la suite d’une enquête
de l’Ombudsman qui remettait en cause le fait qu’un
bureau des Services à l’enfance et à la famille
pouvait signer un Accord de placement volontaire (VPA) avec un parent,
plaçant un enfant en foyer d’accueil sans en avertir
l’autre parent ou obtenir son consentement. (R. A. Page 47)
