
Pour diffusion
1er août 2002
L’Ombudsman va examiner les mesures en place pour s;assurer
que les renseignements personnels recueillis par les caméras
de sécurité dans les taxis ne sont pas utilisés
à d’autres fins que celles prévues par la Loi
sur L’accès à l'information et la protection de
la vie privée
Pour répondre
aux inquiétudes suscitées par l’utilisation de
caméras de sécurité dans les taxis, l’ombudsman
du Manitoba va se pencher sur la question afin de s’assurer
que cette pratique, destinée à garantir la sécurité
des chauffeurs de taxis, ne contrevient pas aux exigences de la Loi
sur l’accès à l’information et la protection
de la vie privée en ce qui concerne la protection des
renseignements personnels.
« Le Bureau
de l’ombudsman soutient l’initiative de la profession
consistant à installer des caméras dans les taxis pour
améliorer la sécurité, a déclaré
l’ombudsman, M. Barry Tuckett. Nous n’avons pour l’instant
aucune raison de croire que les renseignements recueillis ne sont
pas utilisés ou gérés conformément aux
lignes directrices de la Loi. Cependant, étant donné
que l’utilisation de caméras de sécurité
dans les taxis est une nouveauté au Manitoba, il est nécessaire,
prudent et conforme à l’intérêt public d’examiner
la façon dont les renseignements recueillis dans les taxis
sont utilisés, divulgués et conservés, afin de
s’assurer que le droit à la protection de la vie privée
prévu par la loi est respecté et que les renseignements
personnels ne sont pas divulgués à des fins non autorisées.
»
L’examen
de l’ombudsman portera essentiellement sur les dispositions
encadrant la collecte, l’utilisation, la divulgation et la conservation
des images enregistrées dans les taxis. La présence
de caméras de sécurité dans les taxis est devenue
obligatoire le 1er juillet 2002, à la suite des recommandations
du rapport présenté au gouvernement manitobain par le
Groupe de travail sur la sécurité des chauffeurs de
taxi.
En accord avec
plusieurs dispositions de la Loi sur l’accès à
l’information et la protection de la vie privée
qui autorisent la collecte, l’utilisation et la divulgation
de renseignements personnels dans le but de faire appliquer la loi
et de prévenir des actes criminels, l’ombusdman indique
qu’il n’a aucune objection à ce que des caméras
soient utilisées dans les taxis pour recueillir des données
et garantir la sécurité des chauffeurs et de leurs passagers.
« Dans toute
société démocratique, les autorités publiques
doivent motiver leurs actions et leurs décisions, estime l’ombudsman.
Au bout du compte, il s’agit d’éviter que cette
mesure de sécurité ne se transforme insidieusement en
une surveillance arbitraire, généralisée et incontrôlée
de la population dans son ensemble. »